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Pourquoi suis-je malade ? Et si votre système nerveux faisait partie de la réponse…

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    Admin
  • 27 juil.
  • 3 min de lecture

Pendant des années, j'ai cru que mon système immunitaire s'était simplement "retourné contre moi".

Puis j'ai commencé à étudier le système nerveux.

Et tout a commencé à prendre un autre sens.

Non, je ne pense pas que toutes les maladies auto-immunes aient une seule cause.La génétique joue un rôle.Notre environnement aussi.Les infections, notre alimentation, notre sommeil, les polluants... tout cela compte.

Mais il existe un acteur dont on parle encore beaucoup trop peu :

notre système nerveux autonome.

Le système nerveux n'est pas seulement là pour gérer le stress

Sa mission principale est beaucoup plus importante.

Il passe ses journées à répondre à une seule question :

"Sommes-nous en sécurité ?"

S'il répond oui, le corps peut consacrer son énergie à vivre.

Digérer.Réparer les tissus.Dormir profondément.Créer.Apprendre.Tomber amoureux.Fabriquer de nouvelles cellules.Réguler le système immunitaire.

Mais lorsqu'il répond non…

Tout change.

Quand le cerveau croit que le danger ne s'arrête jamais

Notre organisme possède un extraordinaire mode survie.

Face à un danger réel, il déclenche immédiatement toute une cascade de réactions biologiques.

L'adrénaline augmente.Le cortisol est libéré.Le cœur accélère.Les muscles se tendent.La respiration change.Le sucre est mobilisé pour produire rapidement de l'énergie.

C'est un système magnifique.

Le problème n'est pas son existence.

Le problème est lorsqu'il ne s'éteint jamais.

Notre corps n'a jamais été conçu pour vivre des mois ou des années dans cet état d'alerte permanent.

Le corps ne distingue pas toujours un lion… d'un environnement insécurisant

Pendant des milliers d'années, les dangers étaient souvent courts.

Une attaque.Un prédateur.Une fuite.

Puis le système nerveux retrouvait progressivement un état de sécurité.

Aujourd'hui, les menaces sont souvent différentes.

Une enfance imprévisible.Des violences psychologiques.Du harcèlement.Un travail sous pression permanente.Des relations insécurisantes.Le manque de sommeil.Une charge mentale chronique.L'absence de temps de récupération.

Le cerveau interprète ces situations comme des signaux répétés de danger.

Il continue donc à maintenir le corps en état d'alerte.

Quand le mode survie devient notre normalité

Au début, cette adaptation est protectrice.

Mais lorsque l'alerte dure des années, elle finit par avoir un coût.

Le cortisol et les autres hormones du stress cessent d'être des alliés ponctuels.

Ils modifient progressivement de nombreux systèmes de l'organisme.

L'inflammation de bas grade peut augmenter.

Le sommeil devient moins réparateur.

Les douleurs persistent davantage.

La récupération est plus difficile.

Le système immunitaire reçoit en permanence des messages indiquant que quelque chose menace l'organisme.

La recherche en psychoneuroimmunologie montre justement que le système nerveux, le système endocrinien et le système immunitaire communiquent en permanence. Lorsque le stress devient chronique, cette communication peut être perturbée et influencer la façon dont certaines maladies inflammatoires ou auto-immunes s'expriment, en particulier chez les personnes présentant une prédisposition génétique.

Cela ne signifie pas que le stress "crée" à lui seul une maladie auto-immune.

Mais il peut participer au terrain biologique dans lequel elle apparaît ou s'aggrave.

La génétique charge le pistolet… l'environnement peut appuyer sur la détente

Nous ne choisissons pas nos gènes.

En revanche, les gènes ne racontent jamais toute l'histoire.

Deux personnes peuvent présenter la même prédisposition génétique.

L'une développera une maladie.

L'autre non.

Pourquoi ?

Parce que de nombreux facteurs viennent dialoguer avec nos gènes.

Notre alimentation.

Notre microbiote.

Nos infections.

Nos toxiques environnementaux.

Notre sommeil.

Notre activité physique.

Et aussi…

L'état de notre système nerveux.

C'est ce que l'on appelle l'épigénétique : nos expériences et notre environnement influencent l'expression de certains gènes sans modifier notre ADN.

Alors… pourquoi travailler avec le système nerveux ?

Parce que nous ne pouvons pas changer nos gènes.

Mais nous pouvons apprendre à envoyer davantage de signaux de sécurité à notre organisme.

Chaque moment où votre système nerveux retrouve un peu plus de sécurité est un moment où votre corps peut consacrer davantage d'énergie à la réparation plutôt qu'à la survie.

Cela ne remplace jamais un suivi médical.

Cela ne signifie pas non plus que toutes les maladies disparaîtront.

En revanche, de nombreuses personnes constatent une diminution de certains symptômes, une meilleure récupération, un sommeil plus profond, moins de douleurs, davantage d'énergie et une meilleure qualité de vie lorsqu'elles apprennent à réguler leur système nerveux en complément de leur prise en charge médicale.

C'est précisément ce que montrent de plus en plus de travaux en neurosciences, en psychoneuroimmunologie et en médecine intégrative.

Ce n'est peut-être pas votre système immunitaire qui est "cassé"

Et si votre organisme faisait simplement ce qu'il pense nécessaire pour vous protéger depuis des années ?

Et si, au lieu de considérer votre corps comme votre ennemi, vous commenciez à écouter ce qu'il essaie de vous dire ?

Peut-être que le véritable point de départ n'est pas de combattre votre corps.

Mais de lui apprendre, doucement, qu'il est enfin en sécurité.

Parce que lorsque le corps retrouve la sécurité…

Il retrouve aussi une partie de sa capacité à guérir, à réparer et à vivre.

Et c'est là que commence souvent le vrai changement.

 
 
 

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